Présence de 95 espèces d'oiseaux, 45 espèces de libellules et demoiselles, 43 espèces de papillons de jour
Pratiquement un an après le lancement de l’Atlas de la Biodiversité Communale, les différents partenaires et acteurs de ce projet - l’Office Français de la Biodiversité, qui finance l’ABC à hauteur de 80%, le département, le Conservatoire d’Espace Naturel de Nouvelle-Aquitaine (principal prestataire du projet) ainsi que diverses associations et habitants du territoire - se sont réunis le 22 janvier pour un point d’étape.
Côté inventaire naturaliste, presque 900 données ont été acquises depuis le lancement de l’ABC et font état de la présence de :
- 43 espèces de papillons de jour (soit 30% du cortège départemental) avec quatre espèces ayant un fort enjeu écologique, dont une menacée et protégée - le Cuivré des marais, un petit papillon orange et bleu tacheté de noir ;
- 45 espèces de libellules et demoiselles (soit 69% du cortège départemental) dont deux espèces à enjeu de conservation fort - l’Agrion de Mercure et la Cordulie à corps fin ;
- 95 espèces d’oiseaux, dont au moins 6 sont classées Vulnérable sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France
Sont mis en évidence la présence de quatre types d’habitats d’intérêt communautaire, c’est à dire des écosystèmes que la loi vise à protéger.
Des données opportunistes ont également été collectées sur les chauves-souris, les mousses ou encore les araignées.
Aucun doute, les premiers résultats des inventaires rendent compte d’une diversité intéressante de milieux et d’espèces qui y vivent, avec une majorité d’espèces communes, et certains secteurs spécifiques particulièrement riches et en bon état de conservation : des zones humides, des prairies naturelles, des landes sèches ou encore des secteurs de vielles forets.
Ces espaces constituent des réservoirs des biodiversités. Au travers de la modélisation, on regarde s’ils sont connectés entre eux. En effet, la continuité écologique entre les réservoirs de biodiversité est essentielle pour permettre aux espèces de se disperser et de se reproduire. Tous ces réservoirs sont à l’heure actuelle morcelés et des pistes d’actions seront identifiées dans la suite pour y remédier.
En effet l’état du patrimoine naturel que dresse l’ABC doit servir de base à une réflexion sur le long terme pour l’aménagement du territoire.
Les perspectives pour 2026 incluent la poursuite des inventaires avec notamment le démarrage des prospections sur les amphibiens (grenouilles, crapaud, salamandres, tritons…) qui sont des espèces fragiles associées aux milieux humides. De nombreuses autres animations vont avoir lieu autour de différentes thématiques : visites-guidées, rencontres, sorties naturalistes, ciné-débat, expositions…avaient déjà permis en 2025 de toucher plus de 400 participants.
De nombreux échanges ont ponctué cette présentation sur des cas pratiques qui seront retravaillés dans le plan d’action à venir comme l’entretien des remparts, du lavoir ou des glacis, la prise en compte des chauves-souris dans les tunnels, et les responsabilités qui incombent à chacun.
Rappelons que l’ABC permet de dresser un état des lieux pour construire ensuite une vision globale et à plus long terme. Il s’agit surtout d’un outil d’aide à la décision, qui n’a pas de valeur réglementaire.
Si vous souhaitez vous informer davantage sur l’ABC, vous trouverez une page dédiée sur le site de la mairie, ou écrivez sur abc@ville-navarrenx.fr
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