Le dossier de modernisation de la ligne historique Dax-Orthez-Pau-Lourdes-Tarbes avec la perspective d'un RER pyrénéen, porté énergiquement par l'association LGV-Orthez-Oui, fera l'objet d'une délibération lors du prochain conseil du Pays de Béarn. Laurent Jubier, élu municipal de Pau, l'a annoncé officiellement, s'exprimant au nom de François Bayrou qu'il représentait.
Autre temps fort de cette assemblée générale de LGV-Orthez-Oui, le maire de Lourdes Thierry Lavit, qui était présent, s'engagea de son côté à mobiliser les élus de la Bigorre et annonça que président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées, qu'il venait de rencontrer, apportait son soutien.
Ce projet de RER que le maire de Lourdes préfère qualifier de "Train du quotidien" devrait bénéficier d'une efficace coopération Béarn-Bigorre. C'est une excellente nouvelle pour l'association LGV-Orthez-Oui qui, depuis la rentrée 2024, sollicitait avec insistance les élus de Pays de Béarn pour franchir le pas décisif car, maintenant, ce sont les collectivités qui ont la main. Il faut, en effet, prendre rang et réunir les financements.
Après que les délibération seront votées, une structure juridique devrait se constituer pour définir le périmètre et porter le projet.
"Nous sommes à un tournant" exprima le vice-président Jacques Pédehontaà, qui présidait l'AG en l'absence du René Ricarrère, convalescent (il se remet d'une intervention chirurgicale). Un tournant qui semble bien se négocier pour aboutir à une offre de transport performante et durable, devenue urgente, dans ce coin de France qui est l'un des plus enclavés.
Un aéropage de personnalités était présent à la tribune de cette assemblée générale, et apporta son soutien à l'action de LGV-Orthez-Oui : Jean-Luc Gary, directeur régional de SNCF Réseau, la député européenne Laurence Farreng, les sénatrices Denise Saint-Pé et Frédérique Espagnac, Thierry Lavit, maire de Lourdes, Laurent Jubier, représentant le maire de Pau François Bayrou, Jacques Pédehontàa, vice-président du Conseil départemental, Patrice Laurent, président de la Communauté de communes de Lacq Orthez, Marc Desplat, adjoint au maire d'Orthez, Isabelle Antier, conseillère départementale. Dans l'assistance il y avait notamment plusieurs maires, des représentants du monde économique et du tissu associatif...
La partie statutaire de l'AG fut menée par le trésorier/secrétaire Jean-Alain Laplace. Le budget est très limité, l'association fonctionne sans subvention (elle n'en a jamais demandé). En revanche l'activité, basée essentiellement sur le bénévolat, est particulière intense. Des projections sur écran, présentées et commentées par Jean-René Laplace, donnèrent un aperçu du travail effectué (les acquis, les priorités) et les perspectives d'avenir. Ci-dessous, nous en présentons une sélection.
Autre moment important qui captiva l'auditoire : Jean-François Lannes, architecte, membre du conseil d'administration de LGV-Orthez-Oui, a bénévolement effectué une étude, qu'il présenta, avec plans détaillés à l'appui, pour démontrer comment pourraient être aménagés les alentours de la gare. Terrains et friches industrielles constituent un fort potentiel de développement d'activités et de création (très attendue) de parkings.
Depuis 2009 où, à l'initiative de René Ricarrère, le collectif LGV-Orthez-Oui, rapidement transformé en association, était constitué pour sauver la ligne historique pyrénéenne qui était menacée, beaucoup de chemin a été parcouru. Mais un bout reste encore à faire. Le combat continue. LGV-Orthez-Oui reste mobilisé.
JS
(pour que l'info soit complète, lire les comptes-rendus dans Sud-Ouest et La République que nous reproduisons plus bas dans cette page. Bonne lecture)