Dimanche 4 février, à 16 heures, à l'église protestante, 74, rue Lapeyrère, Orthez :
Yoko Kaneko au piano et sa fille Naomi Plays au violon
Yoko Kaneko est une concertiste internationale, professeur au Conservatoire de Musique de Paris. Sa fille,Naomi Plays, est une jeune violoniste talentueuse déjà lauréate de plusieurs concours internationaux en 2021 (médaille d'or au Luxembourg, prix spécial du jury à Bruxelles) et appelée par des orchestres de renom comme l'Orchestre Philharmonique de Radio France ou l'Orchestre des Siècles.
Au programme de ce récital : 3 sonates de Mozart pour violon et piano, deux pièces pour violon seul (Paganini et Ysaÿe) et une œuvre pour piano dont le compositeur et chef d'orchestre Alexandre Damnianovitch sera présent. Il a succédé à Fayçal Karoui à la direction et la présentation des séances de "Music Factory" au sein de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège.
Entrée : 20€ / Moins de 15 ans : 10 € / 15-18 ans : pass culture.
Réservations : parolesetmusiques64@gmail.com ; téléphone : 06 76 44 61 62
MONTAUT (salle culturelle). Les 6 finalistes ont régalé le très nombreux public
Le trophée 2023 remis au duo basque Berçaits Anaiak
Personne n'a trouvé à redire. Les 2 frères Berçaits, de Lohitzun (petit village perdu entre les montagnes de soule et la basse Navarre) étaient au dessus du lot. Ils ont des voix d'une puissance et d'une sensibilité à faire pâlir les meilleurs professionnels.
Leur duo, Bercaits Anaiak (les frères Berçaits), avait déjà gagné, il y a 2 ans, la finale de Garlin. A Montaut c'était leur retour car, comme le veut le règlement, l'équipe gagnante ne peut concourir l'année suivante.
Les 5 autres finalistes ont été classés deuxième ex-aequo. A la limite on pourrait même dire qu'il y avait 6 vainqueurs si l'on se réfère aux ovations du public et aux commentaires qui ont salué la qualité, l'originalité et la performance de tous les participants.
Un esprit de partage et d'échange
Donc 6 vainqueurs... ou plutôt 6 lauréats. Car Jean Baucou, président de Bastide 64, association organisatrice du Festival, préfère parler de "lauréats" car il a voulu, en lançant les Bastides Enchantées dont samedi 26 août c'était la huitième édition, chercher à inculquer un état d'esprit d'amitié, de partage et d'échange, avec, au bout, un challenge qui suscite une saine et cordiale émulation.
Vivre une finale des Bastides Enchantées est toujours un grand moment de fête et de convivialité. C'est aussi l'occasion de découvrir les dernières créations, compositions ou arrangements de chants tirés des répertoires traditionnels.
Samedi à Montaut nous avons baigné dans la poésie de chants qui parlent de la vie au quotidien, des joies et des peines, de la liberté trop souvent menacée dans ce monde troublé. Nous avons aussi entendu, et apprécié, des accents militants qui défendent notre culture, notre identité, nos langues régionales.
Les drapeaux des 3B (Béarn, Basque, Bigorre) étaient déployés devant l'estrade pour situer le périmètre des Bastides Enchantées et confirmer l'ancrage du festival dans ces 3 provinces très attachées à faire vivre et revivre leurs racines culturelles. Le chant en particulier exprime un art de la fête et est, aussi, un moyen de communication et de partage.
Jean Sarsiat
BRAVO MONTAUT ! Dans les remerciements et félicitations, le président Jean Baucou cita tout particulièrement l'organisation locale qui a été remarquable : les élus, les nombreux bénévoles, avec la forte mobilisation des jeunes et des seniors du club local de Montaut.
La vaste salle culturelle de Montaut (elle a fait le plein), mise à la disposition de cette finale était confortable et accueillante. En octobre sera décidé du lieu de la finale 2024.
Jean Baucou remercia également les membres du jury et adressa de vif compliments à tous les bénévoles de Bastide 64 qui se sont impliqués pour assurer une exemplaire organisation autour du vice-président Jean-Claude Tucoulou
Jean BAUCOU, président de Bastide 64 et Alain CAPERET, maire de Montaut, ont remis le trophée aux frères Berçaits (BERCAITS ANAIAK)
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Les 5 autres groupes finalistes dans l'ordre d'entrée sur scène
Lous deus Remparts (Navarrenx)
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Los de Broussez (Bonnut/Orthez)
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Los d'Ortès (région d'Orthez)
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Quinz'Amics (Castétis-Balansun)
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Les chanteurs du Faget (Oloron)
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Les 6 groupes réunis pour entonner Aqueras montanhas et Hegoak, repris par le public qui s'est levé pour applaudir
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Les membres du jury
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RAPPEL : les 6 concerts de sélection (vote du public)
Le 1e juillet à Navarrenx : Los de Broussez et Nekez Ari
Le 7 juillet à Assat : Quinz'Amics et Mendi Xola
Le 15 juillet à Lestelle-Bétharam : Berçaits Anaiak et Canto Claa
Le 22 juillet à Vielleségure : Les chanteurs du Faget et Avisatz Pe
Le 22 juillet à Labastide-Villefranche : Groupe Gaia et Lous deus Remparts
Le 4 août à Gan : Los d'Ortes et Montanhas e Ribera
Une plaque pour commémorer les 50 ans de l'accession en Nationale 1
De gche à dr, Mathieu Bisséni, Paul Henderson, René Page, Emmanuel Hanon, Jean-Pierre Alphonse, Pierre Seillant, Benkali Kaba
Aussi surprenant que cela puisse paraître, aucun signe sur les murs de la Moutète ne rappelait la grande époque de cette salle mythique qui fut le théâtre des retentissants exploits de l'Elan Béarnais d'Orthez.
A l'initiative de l'Association des Anciens de l'Elan Béarnais (AAEB) que préside Bernard Lamarque, cet oubli est enfin réparé ! A l'entrée du temple du basket une plaque a été dévoilée le vendredi 7 juillet. En forme de ballon de basket, elle rappelle que, dans cette salle l'Elan a brillé au niveau national et au niveau européen jusqu' 1991, y remportant le titre de champion de France pro B en 1975, de champion de France pro A en 1986 et 1987, et fut vainqueur de la coupe européenne Korac en 1984.
Cette inauguration coïncide avec le cinquantième anniversaire de l'accession de l'Elan Béarnais en Nationale 1. Quelques anciens joueurs de cette équipe qui hissa Orthez dans l'élite du basket français étaient présents : René Page (capitaine), Bernard Lamarque, Claude Carrasse, Alain Larrouquis, Jean-Noël Perpère, Mathieu Bisséni, Gérard Dumas. Ils ont posé pour la photo souvenir aux côtés de Pierre Seillant (président), Michel Lauga (qui était le médecin du club) et Françoise Luent la fille de l'entraîneur Jean Luent.
La plaque a été dévoilée par l'emblématique président Pierre Seillant, et le maire d'Orthez Emmanuel Hanon, avec à leurs côtés René Page qui, ainsi que le rappela Bernard Lamarque, "est le seul joueur français à avoir gravi, au poste de joueur et entraîneur, tous les échelons du basket, de l'Excellence départementale à la nationale 1"
De nombreux anciens joueurs, dirigeants et supporters étaient présents. A l'image de Benkali Kaba qui est tombé dans les bras de Mathieu Bisséni, ce fut d'heureuses et amicales retrouvailles, souvenirs émus d'une grande époque ! On a également constaté cette complicité, toujours intacte, entre Larrouquis et Hufnagel, "les deux enfants terribles de l'Elan". Cet Elan Béarnais, de retour dans son berceau de la Moutète, a démontré qu'il reste toujours une grande famille !
Et maintenant, suggère Alain Larrouquis, il faudrait tapisser le long mur intérieur, face à l'entrée de la Moutète, de photos souvenirs et articles de presse. Déjà on pourrait y mettre les deux grands panneaux abondamment illustrés d'archives : "L'Elan magique" et "l'Elan mythique" qui ornaient la billetterie de l'Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez qui fut (brusquement) fermée. On doit pouvoir les retrouver.
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Les quotidiens du Béarn, Sud-Ouest et La République/Eclair des Pyrénées, ont consacré, ce samedi matin une page, pour relater la cérémonie de dévoilement de la plaque.
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Pour compléter, voici une piqûre de rappel de ce fameux match Elan Béarnais contre Clermont, à la Moutète, avec à la clé la montée en Nationale 1.
Il y a 50 ans, le match de la montée !
"Ce samedi 24 mars 1973, devant près de 4000 personnes, L'Elan Béarnais décrocha l'accession en division 1 en disposant du co-leader Clermont-Ferrand, par 105 à 89.
"Soirée inoubliable. Après un début catastrophique, l'Elan mené par 12 à 0 va se libérer grâce à un panier d'Alain Larrouquis. La Moutète explosa de joie ! Malgré la sortie pour blessure grave (fracture à une jambe) de Jean-Noël Perpère, Clermont-Ferrand sera, jusqu'à la fin, balloté, malmené, en dépit du talent de ses américains Signorile (ex pivot du Réal de Madrid) et Wolf.
"Les Clermontois pleurèrent dans les vestiaires leurs espoirs déçus, mais déjà on pouvait sentir chez eux cette foi inébranlable qui les fera se hisser, deux ans plus tard, en première division, offrant à nouveaux ces fameux derbys Orthez-Clermont qui enflammèrent la Moutète !
"Ce soir du 24 mars 1973 restera à tout jamais dans l'esprit et dans le coeur de tous les spectateurs et des joueurs. Mais croyez bien, aussi, que la monumentale nuit qui suivit est toujours présente et fait partie des plus grands souvenirs. Parole de Béarnais. On en a encore parlé vendredi dernier !"
Voici la composition de cette équipe de 1973 qui décrocha la montée sous la direction de l'entraîneur Jean Luent (futur entraîneur de l'équipe de France qu'il amena aux Jeux Olympiques de Los Angeles) :
Alain Larrouquis (32 points), Steve Schmitt (24 points), Roger Duquesnoy (22 points), Mathieu Bisséni (12 points), Bernard Lamarque (9 points), René Page, capitaine (6 points), Jean-Noël Perpère, Claude Carrasse, Jean-Jacques Convert, Henri Manoux.
Sponsor : Jambons Récapet (l'entreprise agroalimentaire de Jean Récapet à Sauveterre-de-Béarn)
Roger Duquesnoy, Henri Manoux et Jean Luent ne sont plus de ce monde.
De gauche à droite, Christian Ortega, Mathieu Bisséni, Paul Henderson (qui détient le record des points marqués sous le maillot de l'Elan), René Page, Emmanuel Hanon (maire), Jean-Pierre Alphonse, Pierre Seillant, Benkali Kaba
Henri Destandau (fils de Lucien Destandau ex-président de l'Elan d'Orthez) et Didier Rey (ex-président de l'Elan Pau-Orthez, qui succéda à Pierre Seillant), ont filmé le dévoilement de la plaque
Mathieu Bisséni, le prince de la Moutète, a chaleureusement félicité l'Orthézien Guillaume Berbinau (PDG d'Octime), nouvel investisseur au sein de l'Elan Béarnais où, ainsi que le glissa le président Sébastien Ménard, "il est appelé à prendre très prochainement de grandes responsabilités dans la gouvernance du club".
Mathieu Bisséni déclara : "Notre fierté aujourd'hui; c'est d'avoir un Orthézien qui s'implique, et c'est à nous tous de l'aider à ce que l'Elan Béarnais retrouve ses ors d'hier".
Ceux de la montée de 1973 réunis pour la photo souvenir. De gauche à droite, debout : Pierre Seillant (prési), Bernard Lamarque, Gérard Dumas, Mathieu Bisséni, Françoise Luent (fille de l'entraîneur Jean Luent) ; accroupis : Michel Lauga (toubib), René Page, Claude Carrasse, Alain Larrouquis, Jean-Noël Perpère
Freddy Hufnagel (meilleur joueur français en 1987) tenant le micro pendant le discours de son complice Bernard Lamarque
"Tous les grands clubs d'Europe se sont inclinés à la Moutète"
Qui, mieux que Bernard Lamarque (1), pour parler de la salle de la Moutète :
"Nous sommes ici à la Moutète, pour commémorer cet exploit de la première accession en Nationale 1, mais aussi pour rendre hommage à celle sans qui cette histoire n'aurait pu avoir lieu, la Moutète, qui est la seule salle de basket en France devenue aussi célèbre que son équipe. Dans cette salle, tous les grands clubs européens se sont inclinés.
"En 1986, Mr Morbelli, président du Tracer de Milan, disait à Pierre Seillant : "Vous êtes une anomalie du basket, mais cette anomalie là je la respecte".
Anomalie, en effet, cette salle à la fois glaciale et brûlante, ou l'on devait monter les gradins à chaque match et les démonter en suivant pour laisser la place au marché du mardi.
"Anomalie cette équipe constituée essentiellement de joueurs d'Orthez et de la région, qui n'avait peur de rien ni de personne à la manière du "un pour tous, tous pour un des mousquetaires".
"Anomalie enfin ce public fiévreux et tempétueux, passionnément engagé derrière son équipe et dont la rumeur s'entendait les soirs de match à l'autre bout de la ville. Combien d'armadas réputées invincibles ont échoué face à cette "anomalie" !
"Longtemps la Moutète a tenu le double rôle de marché couvert et de salle de basket de niveau international. Les Orthéziens s'y pressaient tous les mardis pour le marché, le mercredi pour la coupe d'Europe, le samedi pour le match de championnat de France. Et le reste du temps, les enfants d'Orthez s'y rassemblaient après l'école autour de quelques ballons.
"J'ai commencé à jouer au basket à la Moutète en 1960. A cette époque le sol était en béton... et en pente ! En haut le fronton, en bas les vestiaires et les wc. Trois murs seulement : le côté Est était ouvert à tous les vents. Je peux témoigner que le 14 janvier, à 19 heures, s'entraîner au basket avec une température de -5° n'était pas une partie de plaisir. Pas de douche, il fallait ensuite rentrer dans le froid et la nuit sur la route de Magret..."
(1) Bernard Lamarque et Alain Larrouquis furent les deux premiers internationaux béarnais de basket. Ils avaient été formés à l'USO et rejoignirent l'Elan Béarnais, le premier en 1967, le second en 1970.
Pierre Seillant, David Bonnemason-Carrère, Guillaume Berbinau, Nanou et Louise (fille et petite fille de Pierre Seillant)
Photo ci-dessus, de gauche à droite, David Bonnemason-Carrère (ex-président et actuel vice-président de l'Elan Béarnais), Pierre Seillant (président historique), Guillaume Berbinau (futur président ?), Sébastien Ménard (président en exercice), Mathieu Bisseni (ancien capitaine de l'Elan, ancien international A)
Sébastien Ménard, actuel président de l'Elan Béarnais : "En mai à Brooklyn, on me parlait... de la salle de la Moutète !". Il évoqua des souvenirs d'enfance, les posters de l'Elan placardés dans sa chambre, les matches auxquels il a eu le plaisir d'assister à la Moutète". Il parla de la nouvelle équipe qui sera présentée dans les prochains jours : "Nous avons la fierté de poursuivre l'aventure avec l'ambition de remonter le plus rapidement possible !"
Mathieu Bisséni a rendu hommage à la grande famille de l'Elan Béarnais dont le berceau est la Moutète : "Notre amitié est sincère et forte. Nous sommes heureux des moments que l'on a partagés et qu'on partagera encore. Nous ne comptons plus ces précieux instants vécus ensemble, les joies et les épreuves, les fous rires et les discussions sans fin. Nous n'avons pas besoin de parler pour nous comprendre, et c'est là la vraie amitié".
Frédéric Fauthoux président de l'association des anciens de l'Elan, et Emmanuel Hanon, maire d'Orthez
Frédéric Fauthoux : "L'Elan Béarnais véhicule aujourd'hui les valeurs construites dans cette salle, par les dirigeants, les joueurs, les supporters, les bénévoles, qui nous ont transmis à tous cette fierté de porter le maillot vert et blanc. J'espère qu'un jour on gagnera notre 10ème titre de champion de France, et je vous promets qu'on viendra le fêter à Orthez comme à l'époque... Le caractère de ce club, de cette ville, de cette salle de la Moutète, il faut le transmettre et le faire vivre. Pourvu que la Moutète et l'Elan vivent encore très longtemps !"
Emmanuel Hanon, maire d'Orthez : "Bienvenue à tous. Ici vous êtes chez vous. Vous êtes l'âme de cette salle (...). Le Comité olympique qui planche sur le passage de la flamme dans le Béarn, le 20 mai 2024, n'imagine pas de traverser la ville d'Orthez sans passer par la Moutète".
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DOCUMENT : en novembre 2004, les anciennes gloires de l'Elan sont venues dire adieu à la Moutète
Voici le lien : https://www.paysdesgaves.com/2021/01/moutete.html
Les "anciennes gloires" qui ont bâti la légende, de retour sur le parquet pour le match des adieux à la Moutète (novemebre 2004) :
De gauche à droite, debout : Paul Henderson, Mathieu Bisséni, Roger Duquesnoy, Jean-Luc Deganis, Jean Luent, René Page ; accroupis : Christian Ortega, Robert Bialé, Alain Larrouquis, Frédéric Hufnagel, Gérard Dumas, Florent Dechaumet
Magnifique succès de l'ensemble choral ARIOSO dirigé par Stéphanie Salvo, avec Damien Guille au piano.
L'église Saint-Pierre d'Orthez avait fait le plein. Le public invité à voyager Outre Atlantique au travers de musiques très expressives et inventives a manifesté par de longs applaudissements son plaisir d'assister à cette belle soirée qui restera gravée dans les mémoires.
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Samedi 27 mai, à 20h30, en l'église Saint-Pierre
Viva America
Cette année, Arioso vous invite à voyager outre-Atlantique au travers d’une musique souvent méconnue et pourtant très expressive et inventive.
Le XXème siècle a connu une efflorescence spectaculaire de la musique américaine. Certainement par le fait que de nombreux compositeurs ont fréquenté le Conservatoire Américain de Fontainebleau dirigé entre autres par Nadia BOULANGER. Ces nouveaux créateurs de nappes sonores ont pu ainsi découvrir ou conforter leur personnalité musicale. Nous pouvons citer Léonard Bernstein, Aaron Copland, Benjamin Britten, Samuel Barber…
Mais, au travers des compositions pour les chœurs universitaires, la jeune génération prend sa place avec Randall Thompson, Morten Lauridsen, John Purifoy, Scott Huff, Dany Elfman ou Randy Edleman…
Venez découvrir la sélection que l’ensemble vocal Arioso vous réserve !
Direction : Stéphanie SALVO
Piano : Damien Guille
Robert Cazala fut le capitaine de route de l'équipe de France de Jacques Anquetil et le lieutenant de Raymond Poulidor
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L'ancien champion cycliste Robert Cazala, décédé à l'âge de 89 ans, a eu les honneurs d'une belle cérémonie en présence d'un foule nombreuse venue l'accompagner dans sa dernière demeure, au cimetière protestant de Castétarbe qui domine la ville d'Orthez, face à la chaine des Pyrénées. Pour le sprinter, spécialiste des arrivée groupées, ce fut l'échappée vers un ailleurs, dans le dernier col de sa vie. Il est parti rejoindre le Diable rouge de Sauguis (Marcel Quéheille), Poupou (Raymond Poulidor), Maître Jacques (Anquetil), et le taureau de Nay (Raymond Mastrotto).
"C'est un peu de nous-même qui s'en va" : l'ami de toujours, André Darrigade, champion du monde en 1959 et vainqueur de 22 étapes du tour de France, qui va fêter ses 94 ans en avril, était présent au premier rang de quelques anciens de l'époque. La génération suivante, de champions et personnalités du cyclisme, était également là, nombreuse, pour rendre hommage à son aîné. Notamment le basque de Larressore, Francis Lafargue, qui est entré dans l'histoire du cyclisme pour son efficace présence, chez Banesto, auprès du quintuple vainqueur du Tour, Miguel Indurain, dont il était le manager, l'interprète et le confident et qu'il accompagna durant toute sa carrière. Il nous a confié que c'est Cazala qui a déclenché sa vocation : "Je me suis intéressé au sport cycliste grâce à Robert et son maillot violine de chez Mercier qu'il portait avec panache. C'est un coureur qui m'a fait rêver ! Ce fut la première piqûre, le virus du vélo je l'ai ensuite gardé pour la vie" .
Dans le peloton de la famille du cyclisme qui entourait de son affection et de son respect toute la famille du défunt, nous avons noté la présence d'anciens coureurs qui ont brillé dans le rangs professionnels ou amateurs : André Darrigade, Gilbert Duclos-Lassalle, Gérard Capdeboscq, Hubert Arbes, André Romero, Manuel Manzano, Mario Sandona, Jean Bécaas, Roland Lalanne, Jo Pétré, Michel Bordères, Alain Lauroua, Guillaume Carricart, etc. Il y avait aussi Colette, la veuve de Raymond Mastrotto et son fils. Sans oublier le double champion de France de cyclo-cross (et 6 fois deuxième), l'Orthézien Pierre Bernet, ami très proche de Robert Cazala en compagnie duquel il effectua des entraînements musclés notamment sur la boucle Mauléon, col d'Osquich, Saint Palais, et retour à Orthez.
Un modèle pour les jeunes générations
Ses anciens équipiers, et ses successeurs sur les routes de France et d'ailleurs, s'accordaient à dire "que Robert Cazala était un exemple d'humilité, de gentillesse et de discrétion malgré ses succès et sa notoriété". C'est, précisément, cette simplicité et cette grande humanité qui le rendaient encore plus grand et attachant aux yeux du public.
Dans son homélie, la pasteure Marie-Françoise Vialard, de l'Eglise protestante d'Orthez, rappela que "Robert Cazala était resté simple et très modeste, pas question qu'il se vante de ses succès..."
Les petits-enfants, au nom de la famille, abondèrent dans le même sens et eurent des mots pleins de tendresse pour leur "Papy Bob" : "Il n'était pas la vedette toujours en tête. C'était un grand père attentionné et aimant, qui avait beaucoup d'humour et de gentillesse".
Le Dr Maurice Labat rappela les moments de complicité avec son compagnon Robert, lors des balades pédestres sur les coteaux de Castétis, les collines de Loubieng, les hauteurs de Castétarbe et de Bonnut. Egalement l'étape (en voiture) du col d'Ahusky et son réputé restaurant où son ami régnait en maître. Il évoqua aussi le souvenir du parcours Orthez-Saint Jacques de Compostelle que Robert Cazala effectua à vélo , l'année de ses 70 ans, en compagnie de Philippe Labat. Maurice Labat et son épouse assuraient l'intendance au volant de leur voiture...
L'ancien maire d'Orthez, René Ricarrère, très lié à la famille Cazala insista sur le modèle que représente Robert pour les jeunes générations : "Tu es entré dans la légende des Géants du Tour par ta volonté, ton talent, ton travail, ton envie de te dépasser, de te surpasser ! Quel exemple tu donnes à la jeunesse et à nous tous !... Ne jamais abandonner, ne jamais renoncer ! Tu nous a fait vibrer, craindre, applaudir, pleurer de joie. Tu nous as rendus fiers !"
Il préférait l'ombre à la lumière
Après une carrière professionnelle durant laquelle il resta fidèle à l'équipe Mercier, cette marque de vélo, consciente de la renommée du champion orthézien, lui confia en 1968 un poste de commercial pour couvrir la région. Robert Cazala reprit ensuite le magasin de cycles Sarrailh, que son beau-père lui céda rue de l'Horloge. Cette boutique de vente-exposition et réparations, il l'a transmit, quelques années plus tard, à Alain Lauroua, qui était un brillant coureur cycliste dans les rangs amateurs.
Après la parenthèse que fut la reprise d'un magasin de jouets rue piétonne, le fils de paysan resté très proche de la nature et n'oubliant pas ses racines, retourna au métier de la terre. Il créa sur Orthez, avec son fils Philippe, une activité d'entretien de parcs et jardins où il trouva son bonheur, pendant 15 ans, jusqu'à la retraite.
Une vie bien remplie. Beaucoup de discrétion. Mais toujours une grande disponible pour donner des conseils, partager son expérience, rendre service. Préférant l'ombre aux projecteurs, il ne se mit jamais en avant. Et il fut étonné, presque gêné, lorsqu'en 2018, la ville d'Orthez donna son nom à une rue dans le quartier des Soarns.
Des sprints d'anthologie
"C'était un bon grimpeur et il était redoutable au sprint. Il avait une grande intelligence de la course. Très élégant sur son vélo, il avait du charme, ce qui lui valut un joli succès sur le bord des routes". En écoutant les anciens on prend conscience du grand champion que fut Robert Cazala, qui participa à 8 tours de France et à 2 vueltas d'Espagne.
Ses 4 victoires d'étapes dans le Tour l'ont fait entrer dans la légende du cyclisme. En 1959, il prit le maillot jaune à Roubaix grâce aux secondes de bonification de la victoire d'étape, acquise lors d'un sprint historique au cours duquel il devança Annaert ... de 10 petits centimètres ! Il fut déclaré vainqueur au terme d'un interminable suspense insoutenable. Il fallut avoir recours à la consultation du film de l'arrivée pour que les juges se prononcent ! L'Orthézien garda le maillot pendant 6 étapes jusqu'à Bayonne.
En 1962, il remporta deux étapes. Celle de Saint Malo-Brest. Puis celle de Pau-Saint Gaudens, après les ascensions des cols du Tourmalet, Aspin et Peyresourde. Une victoire magnifique remportée au sprint sous les applaudissements d'une foule immense. Le journal La Dépêche du Midi, dans son édition web de samedi, a rappelé cet exploit en illustrant l'article d'une grande photo de l'arrivée triomphale sur le circuit de Saint Gaudens où Cazala dominait Carlési, Gilbert Desmet et Anquetil (voir à la fin de ce reportage dans "l'armoire aux souvenirs")
Enfin, en 1961, ce fut la célèbre victoire lors de la dernière étape, au Parc des Princes. au terme d'un "sprint monumental" emmené par Jacques Anquetil en personne. Cette année là Robert Cazala avait fait un travail phénoménal pour aider le Normand à remporter son premier Tour de France. Anquetil, afin de le remercier, se mit à son service. Il déboula en tête dans le vélodrome du parc, à fond la caisse. Il lança le sprint en plaçant un démarrage fulgurant, Cazala dans sa roue. C'était la voie royale pour le Béarnais qui franchit la ligne d'arrivée en grand vainqueur. Un exploit qui reste gravé dans les mémoires.
Jean Sarsiat
Un prise de parole pleine de tendresse prononcée par les petits-enfants à la mémoire de "Papy Bob" (photo ci-dessus)
Mme Marie-Françoise Vialard, pasteure de l'Eglise Protestante d'Orthez, durant son homélie (photo ci-dessous)
La prise de parole du Dr Maurice Labat (photo ci-dessus) et de René Ricarrère, maire honoraire d'Orthez (photo ci-dessous) qui ont rendu un amical et émouvant hommage
La famille dans la peine durant le chant d'adieux
Francis Lafargue, Gérard Capdeboscq et André Darrigade (de gauche à droite) se sont longuement entretenus, après les obsèques, avec Isabelle (la fille de Robert) et son mari Pierre Mialocq (photo ci-dessus). Ils sont allés, ensuite, saluer Philippe (le fils de Robert).
L'orthézien Pierre Bernet, double champion de France de cyclo-cross, ami de Robert Cazala, saluant André Darrigade, ancien champion du mode et vainqueur de 22 étapes du Tour de France entre 1953 et 1966 (photo ci-dessous)
En 1959, les Francas du centre aéré de Castétarbe avaient composé cette chanson pour saluer et encourager Robert Cazala à l'occasion du passage du tour de France à Orthez. Elle a été interprétée devant le cercueil tout comme elle l'avait été le jour de l'inauguration de la rue Robert Cazala
L'armoire aux souvenirs
L'hommage de Féfé Julien, le 27 juin 2009, pour marquer les 50 ans de la prise du maillot jaune de Robert Cazala : https://www.paysdesgaves.com/article-33145102.html
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ARCHIVES /
Dans Sud-Ouest du 20-07-2019, le reportage de Sylvain Cottin sur Robert Cazala qui était invité à la cérémonie organisée, à Pau, pour les 100 ans du maillot jaune à laquelle participaient 24 anciens porteurs :
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Orthez
Isabelle et Pierre MIALOCQ,
Philippe et Bernadette CAZALA,
François (†) CAZALA,
ses enfants et leurs conjoints ;
ses petits-enfants et arrière-petits-enfants ;
Mme Nissou DARRIGRAND, sa sœur et sa famille ;
M. Pierre (†) CAZALA, son frère et sa famille ;
parents, alliés et amis
ont la tristesse de vous faire part du décès de
Robert CAZALA
à l’âge de 89 ans.
Ses obsèques seront célébrées
le mardi 21 février 2023, à 14 heures
au cimetière protestant de Castétarbe à Orthez.
Les visites se font au funérarium d’Orthez.
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Le journal L'Equipe s'est fait l'écho du décès de Robert Cazala (photo ci-dessus) :
Le bassin ferroviaire Bigorre, Béarn, Chalosse et Pays Basque se mobilise. Il ne veut pas être oublié !
Patrice Laurent, président de la Communauté de Communes Lacq-Orthez, René Ricarrère, président de LGV-Orthez-Oui, Thierry Lavit, maire de Lourdes, Jean-Luc Gary, directeur territorial de SNCF Réseau
LGV-ORTHEZ-OUI, association créée en 2010 pour développer l'offre ferroviaire du Sud-Aquitaine et de la Bigorre, poursuit sans relâche son combat qui a pris une nouvelle dimension lors de l'assemblée générale de vendredi 3 février au cours de laquelle s'est nouée une étroite coopération avec la ville de Lourdes et la Bigorre.
Thierry Lavit, maire de Lourdes, et René Ricarrère, président de LGV-Orthez-Oui, sont sur les mêmes rails pour pousser les dossiers de la modernisation de la ligne existante, la mise en place d'un réseau de trains du quotidien, et le lancement de la LGV Bordeaux-Dax.
Un accord a été scellé lors de cette AG d'Orthez. Un nouveau rendez-vous est déjà en préparation pour frapper haut et fort. Il aura lieu à Lourdes. Ce sera "l'appel de Lourdes" ! Après celui d'Orthez lancé en 2016 (1).
LGV-Orthez-Oui et ville de Lourdes, même combat !
(1) L'appel d'Orthez du 11 juillet 2016 : https://lgv-orthez-oui.over-blog.com/2017/01/lgv.html
"ADRESSE AUX DECIDEURS"
Un texte d'orientations, de demandes et d'engagements, intitulé "Adresse aux décideurs", a été débattu et voté, dans une belle unanimité des membres présents, des procurations reçues émanant de "la diaspora" lgv-Orthez-oui présente partout en France, des élus et personnalités, qui assistaient à cette assemblée générale.
Ce document va être largement diffusé, avec la plaquette "Décidons maintenant", auprès de tous les partenaires et décideurs.
... et maintenant, décidons !
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A.G. de l'A.R.O.S. (Association des Riverains d'Orthez Sud), mercredi 23 Novembre 2022, à 19 heures, à la maison Gascoin. Ouvert à tous.
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A Orthez ça bouchonne de plus en plus. Connaissez-vous une autre ville qui, en 2022, n'a toujours pas de contournement pour se protéger des flux incessants, et sans cesse en progression, de camions et automobiles ?
Dernier en date, Sault-de-Navailles a obtenu sa voie de contournement grâce à la volonté et l'opiniâtreté de son conseil municipal.
Au sud, les bourgs des petits villages de Bugnein, Bastanès et Méritein vont être bientôt contournés avec l'édification d'un nouveau pont sur le gave d'Oloron, grâce à une nouvelle route vers Navarrenx et, en prolongement, vers l'Espagne, la Soule et le Haut Béarn. Le gigantesque chantier bat son plein. Inauguration prévue avant l'été 2023..
Pour compléter l'argumentation, notons qu'en Béarn des gaves, Navarrenx, Salies-de-Béarn et Sauveterre-de-Béarn ont, depuis longtemps, leurs "déviations" de la circulation. Entre Navarrenx et Oloron, les villages de Sus, Gurs, Geüs, Saint-Goin, Géronce, Orin, sont également, depuis longtemps, à l'abri.
Et Orthez alors ? C'est la catastrophe. Les bouchons aux heures de pointes s'allongent de façon alarmante. Les camions représentent une nuisance et un danger permanents.
Orthez embouteillé, Orthez oublié, Orthez pollué.
Quand Orthez sera-t-il, enfin, libéré de ce fléau ?
J.S.
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Communication de l'A.R.O.S. qui organise une assemblée extraordinaire suivie d'une assemblée générale
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Le projet tant attendu : 3 km au lieu des 8 km actuels
Cela fera 3 fois moins de distance ... et sans passer par le centre-ville !
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Chers adhérents et sympathisants,
Vous êtes cordialement invités à participer à l’Assemblée Générale Extraordinaire, suivie de l’Assemblée Générale Ordinaire de notre association A.R.O.S qui se tiendront le mercredi 23 novembre 2022 de 19 à 20 h30 au plus tard, à la Maison Gascoin, 2 rue Gascoin à Orthez.
Dans l’attente du plaisir de nous retrouver, amitiés à chacune et à chacun,
Jean Bernard PIET, Président A.R.O.S. Tél : 06 81 55 49 39, mail : jbpiet@wanadoo.fr
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En cas d’absence vous pouvez confier le pouvoir ci-dessous découpé à un autre participant.
POUVOIR :
Je soussigné……………………………………………………………………………………….………… (Nom, prénom), donne
Pouvoir à M………………………………………………………………………………....…………… (Nom, prénom), pour me
représenter à l’A.G.E et à l’A.G.O de l’association A.R.O.S qui se tiendront le 23/11/2022 à 19 h salle de l’Arrayade, Maison Gascoin à Orthez, en prenant part aux délibérations et aux votes prévus à l’ordre du jour et que je mandate pour payer en mon nom, ma cotisation de 10 € à l’A.R.O.S
Date :………/…………/...2022.
Signature :