Il y a 450 ans Navarrenx résista à un siège de 2 mois 1/2 et sauva l'indépendance du Béarn
L'état souverain protestant du Béarn, gouverné par Jeanne d'Albret, fut envahi en 1569 par les troupes catholiques du roi de France. Pau, Orthez, Sauveterre, Salies, Nay, Oloron, Lescar etc. capitulèrent. Seule la cité bastionnée de Navarrenx résista. Malgré un siège de 2 mois 1/2 et les assauts de 1743 charges d'artillerie, l'armée royale échoua.
Au final, Navarrenx permit aux Béarnais de Jeanne d'Albret de sauver leur indépendance. Les fortifications achevées 20 ans auparavant prouvèrent leurs qualités défensives. Conçue par l'architecte Italien Fabricio Siciliano (un siècle avant Vauban) la place forte "avec son dispositif de remparts dits "élastiques", appuyés sur de forts talus et son système d'angles saillants protégés par des bastions et demi-bastions à simple face ou à orillons", représentait un exemple d'architecture à peu près unique en France au début du XVIe siècle.
Ces fortifications longues de 1,7 km , sont, aujourd'hui, un attrait touristique du Béarn des gaves, au coeur du département des Pyrénées-Atlantiques.
Le Cercle Historique de l'Arribère (C.H.AR) pour commémorer les 450 ans du siège de Navarrenx a organisé, samedi dernier, un tour des remparts avec des haltes sur 5 points majeurs de la place fortes où, Marie-Antoinette Ouali (en élégante robe d'époque), Bernard Desbonnet, Jean-Louis Montané, Hugues Paucot et Richard Lacazette (cuirassé et armé) firent revivre les déroulés, les stratégies et diverses anecdotes qui ont marqué le siège de 1569. Beaucoup de monde, des gens du coins mais aussi de très nombreux touristes, participèrent à cette visite contée. Divers groupes se succédèrent tout au long de l'après-midi à un rythme calculé et bien synchronisé sous la direction bienveillante du C.H.AR et de sa présidente, Maïté Capdouze. Le succès fut au rendez-vous.
Une deuxième visite contée et documentée (avec le même programme) aura lieu le samedi 21 septembre dans le cadre des journées européennes du patrimoine.
Jean Sarsiat
En lien avec cet événement, le C.H.AR invite à découvrir, au musée Jeanne d'Albret à Orthez, une rétrospective du contexte historique du siège de Navarrenx et de la bataille d'Orthez (guerres de religion), présentée chaque jeudi (excepté le 15 août), à 16 h 30, jusqu'au 19 septembre. Entrée gratuite.
Vendredi soir, Jacques Borsarello (alto), Yukiko Yamagami (piano) venue de Tokyo, Hugo Clédat (clarinette) et Ane Asplin Gauslaa (alto) ont conjugué leurs talents pour offrir un très beau concert dans la charmante petite église d'Audaux.
Prochain rendez-vous d'Alto en Béarn : le mardi 30 juillet, à 20 heures, au gîte de l'école publique de Navarrenx. Les stagiaires offriront un conte musical, "Scoubidou", sous le préau, dans un décor naturel. Entrée libre.
Quatre filles sur le podium, de gauche à droite, Sabine, Esther et Céline du groupe Alma Sister, et la Mauléonaise Léa Ithurria.
Le trio Alma Sister vainqueur du Tremplin !
Après la journée caniculaire de mardi, un vent de fraîcheur et de bonheur a caressé, dans la soirée, le Théâtre des Echos qui, une fois de plus, a fait le plein.
C'était le premier Tremplin organisé par les Mardis Musicaux qui ont pour mission de faire la courte échelle à des jeunes talents de la région.
Parmi les 5 concurrents sélectionnés, c'est le trio Alma Sister qui a remporté le trophée 2019, une très belle oeuvre d'art signée Bernard Saint-Maxent. Des larmes de joie ont perlé sur les visages de Sabine, Esther et Céline lorsque Joël Bitoun, directeur de France Bleu Béarn, président du jury, annonça le résultat sous les frénétiques applaudissements du publics.
Alma Sister est un trio de Pau et de la vallée d'Ossau. Après avoir sillonné les routes comme choristes au sein du choeur "Les Carréments Ronds", Esther et Sabine, riches de leurs multiples expériences, se sont retrouvées pour former avec Céline (harpiste) issue d'un univers classique, le trio Alma Sister. Joliment accompagnées par la harpe et la guitares, le répertoire des 3 demoiselles varie au rythme de leurs influences toutes cordes confondues.
Le trio a laissé éclater son bonheur en brandissant le trophée que lui a officiellement remis, avec les félicitations d'usage, Michel Puharré, adjoint au maire de Navarrenx.
Le Tremplin des Mardis Musicaux, est une toute nouvelle organisation. Compte tenu de son éloquent succès dès la première édition, nul doute qu'il sera, désormais, l'un des grands rendez-vous de l'été dans les Pyrénées-Atlantiques.
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La Mauléonaise Léa Ithurria prend son élan
C'était son "premier grand concert" ! Léa Ithurria, en solo avec sa guitare, a séduit le public et conquis le jury qui lui a décerné son "Coup de Coeur". La jeune Mauléonaise (aupa euxkal herria) de 23 ans, se souviendra de cette soirée au Théâtre des Echos qui, nul doute, va marquer son envol dans une carrière artistique pleine de promesses.
Léa a débuté le chant à l'âge de 14 ans tout en grattant sa guitare de manière autodidacte. Elle s'est déjà produite dans des concours de chants basques (a cappella) et des petits concerts dans des bars. A Navarrenx elle a pris la lumière ! Son répertoire est marqué par des influences musicales très diverses, pop, folk, jazz, latino etc. Bon vent !
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Le jury
De gauche à droite : Chico Picot, leader du groupe Manopa ; Mathieu Turon, Le Pingouin Alternatif, bar de campagne à coloration culturelle, d'Arthez-de-Béarn ; Cécile Bergès, présidente de l'Office de Tourisme du Béarn des Gaves ; Joël Bitoun, directeur de France Bleu Béarn, président du jury des Tremplins Musicaux
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A la technique
David Labat rejoint par Chico Picot, a assuré avec maîtrise et talent, le son et l'éclairage... Deux bénévoles qui méritent un grand coup de chapeau.
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Olivier Robinet, heu-reux !
C'est lui qui a eu l'idée de lancer les Mardis Musicaux de Navarrenx, dans le magique Théâtre des Echos lové dans l'enceinte des remparts. Olivier Robinet est aux commandes de l'organisation et de la programmation avec la complicité technique et artistique de David Labat
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Les 3 autres groupe qui étaient dans la compétition
Joël Bitoun et Michel Puharré l'ont avoué. Le choix a été difficile tant la qualité était au rendez-vous.
Autant dire que les 3 autres groupes qui étaient en course pour le trophée n'ont pas démérité, bien au contraire. Ils ont contribué à offrir une soirée de haut niveau.
Il s'agit des groupes Alice Fizz (Lucq-de-Béarn), TidyMess (Nelly et Thomas, de Poey-de-Lescar), Spicy Washer (Pau). Les voici en photos :
Alice Fizz
Alice Fizz, drôle de nom pour un groupe où personne ne se prénomme Alice.
Cathy au chant, Hervé à la guitare, Cyrille à la basse, et Thibault à la batterie, allient douceur et pétillance sur des compositions de pop progressive.
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Spicy Washer
Formé en 2015, le quintet Spicy Washer affirme un rock lancinant saupoudré de sonorités variées dont l'influence va des Rolling Stones aux Guns'n'Roses.
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TidyMess
Deux voix qui ne font qu'une, des textes parfois légers, parfois sensibles, parfois révoltés et des mélodies pop-rock. Nelly et Thomas ont créé le groupe TidyMess en 2015 et ont sorti leur premier album ce début 2019.
Au numéro 15 de la rue Saint Germain, face à la Communauté des Communes, cinq artistes exposent leurs créations. C'est la nouvelle galerie Tsarranita qui, tout l'été, est ouverte au public.
L'association La porte des Arts créée et présidée par Edwige Lavarini a changé de nom et de présidente. Edwige continue d'exposer ses céramiques à la porte St Antoine qui accueille sur ses trois niveaux des activités artistiques. Mais elle a décidé de passer la main dans ses engagements associatifs et c'est Calypso Debrot qui est la nouvelle présidente entourée de Thibault Roger, secrétaire, et de Jérémy Lecrique, trésorier. L'association a pris pour nom TSARRANITA (anagramme d'artisan d'art) et s'est installée dans les locaux de la rue St Germain mis à leur disposition par la municipalité.
Ce mois de juillet, cinq artistes ont investi les lieux. Il s'agit de Ihintza-Chloë, peintre, photographe et vidéaste ; Guillaume Langla, photographe ; Paul Carriquiry, potier ; Edwige Lavarini, céramiste ; Calypso Debrot, plasticienne.
Titre de cette exposition de juillet : "Près de l'Onde Noire". Explication développée par Calypso et Ihintza, les 2 commissaires qui ont mis en scène le contenu de la galerie : "Près de l'Onde Noire est, peut-être, un foyer dans lequel se cuisinent quelques recettes ancestrales ou magiques, peut-être est-ce une tentative d'amener l'âme de l'atelier dans le lieu d'exposition. C'est aussi probablement le choix de quelques artistes et artisans de réfléchir ensemble aux liens qui les unissent."
Guillaume Langla est, tout le mois de juillet, accueilli en résidence d'artiste. Spécialiste confirmé du "collodion humide sur plaque d'aluminium", procédé de photographie qui date de 1849, le oeuvres qu'il est en train de créer sur place s'ajoutent progressivement à l'exposition.
Lors du vernissage, début juillet, le maire Jean Baucou affirma la volonté de la cité de Navarrenx de favoriser l'implantation et le développement de l'artisanat d'art, comme l'a déjà fait, avec succès, Labastide-Clairance. Les 2 villes sont liées par leur passé de bastide et par le label des Plus Beaux Villages de France. Il précisa que 15 000 pèlerins, en route vers St Jacques de Compostelle, font chaque saison étape à Navarrenx. Et il évalue à 140 000, selon les comptages de l'Office du Tourisme du Béarn des gaves, et autres critères, le nombre de touristes qui chaque année visitent la cité des remparts. L'artisanat d'art est un atout supplémentaire pour conforter l'attractivité.
J.S.
Visite de la galerie du 15 de la rue St Germain : le mercredi et dimanche de 10 h 30 à 13 heures et de 15 h 30 à 19 heures ; le vendredi et samedi de 15 h 30 à 19 heures. Entrée libre.
Samedi 20 juillet, Tsarranita organise à 19 heures une rencontre sur le "rite performatif" avec Calypso Debrot. Durée environ 1 heure. Entrée gratuite.
Le mois d'août trois artistes prendront le relais à la galerie Tsarranita : Julia Seeker (Le Petit Rouet), tissage manuel ; Benoît Pingeot, peintre/performance ; Thibault Roger, photo/installation. Vernissage prévu le vendredi 9 août à 18 h 30.
Festival d'Alto en Béarn
Et dire que ce concert du Trio Pastorale a failli ne pas avoir lieu ! Impossible pour le directeur artistique, Jacques Borsarello, de trouver une harpe ! Pourtant il y en a dans la région, mais personne n'acceptait d'en louer une !
Finalement la solution est venue de l'artiste harpiste Paola Aviles elle-même. Son ancienne professeur de musique d'Agen a volé à son secours en lui prêtant la harpe tant attendue. Et c'est le père de Paola, architecte dans cette ville, qui a fait spécialement le déplacement, Agen-Navarrenx, en voiture, pour amener le précieux instrument !
Ce fut un très beau concert donné dans la cour de l'arsenal rénové. Le public a répondu nombreux, très nombreux. Au dernier moment il fallut rajouter des chaises. Dans la rue Saint-Germain et autour de la place d'Armes, nombreux étaient aux fenêtres pour ne rien perdre des merveilles de sonorités de la harpe de Paola Aviles, de l'alto de Ane Asplin Gauslaa, de la flûte de Juliette Renard. Trois anciennes élèves de Jacques Borsarello qui sortent des études et qui entrent dans la profession de professeur et concertiste.
C'était le concert des Jeunes Talents. Le talent était au rendez-vous. Le public a passé une merveilleuse soirée à savourer du Debussy, du Ravel, du Jolivet, du Fauré. Ce fut magique !
J.S.
Prochains rendez-vous d'Alto en Béarn à cocher sur vos agendas :
Jeudi 25 juillet : à 21 heures, en l'église d'Audaux, concert classique avec le Trio Max Bruch composé de Yukiko Yamagami (piano), Jacques Borsarello (alto), Hugo lédat (clarinette). Entrée gratuite, libre participation.
Mardi 30 juillet : concert des stagiaires, à 20 heures, sur le site de l'école publique de Navarrenx, avec au programme, "Scoubidou", un conte musical. Entrée gratuite, libre participation.
La guerre de religion en Béarn
En 1569, la vicomté du Béarn indépendante se retrouve projetée dans les conflits religieux qui font rage en France depuis 7 ans. Guerre civile ? Troubles religieux, tentative d'annexion du Béarn par la France ? Cet épisode guerrier est un peu de tout cela et va fortement marquer l'histoire du territoire.
Il y a 450 ans les troupes armées protestantes, fidèles à la reine Jeanne d'Albret réfugiée à La Rochelle, mère du futur roi Henri IV, résistèrent à l'armée catholique du roi Charles IX qui fit le siège de Navarrenx de mai à août 1569.
Le samedi 3 août, à partir de 15 heures, les membres du Cercle Historique de l'Arribère (C.H.AR) donnent rendez-vous, place des Casernes, devant le porte St Antoine pour faire revivre, tout en parcourant l'enceinte fortifiée, le déroulé de cette confrontation.
Cette visite, de 1 h 30, est gratuite.
En lien avec cet événement, le C.H..AR invite à découvrir au Musée Jeanne d'Albret, rue de l'Horloge, à Orthez, une rétrospective du contexte historique des guerres de religion commentée chaque jeudi à 16 h 30 jusqu'au 19 septembre (visite gratuite).
Agréable réception, mardi dernier, dans la cour de l'arsenal de Navarrenx, à l'occasion de la présentation officielle des 3 concerts organisés par Alto en Béarn ce mois de juillet.
Jacques Borsarello, directeur artistique, et Agnès Appesseche, présidente d'Alto en Béarn, ont accueilli Jean Baucou, maire, Nadine Lambert, conseillère départementale, et divers invités pour présenter le programme 2019 . Suivit un buffet offert par le traiteur Brana et le Cellier d'Heino.
Jeudi 18 juillet : concert des jeunes talents, à 21 heures, cour de l'arsenal, avec Ane Asplin Gauslaa (alto), Juliette Renard (flûte), Paola Aviles (harpe).
Jeudi 25 juillet : concert classique, à 21 heures, à l'église d'Audaux, avec Yukiko Yamagami (piano), Jacques Borsarello (alto), Hugo Clédat (clarinette).
Mardi 30 juillet : à 20 heures, au gîte de l'école de Navarrenx, "Scoubidou", conte musical avec les stagiaires qui participent cet été aux cours de Jacques Borsarello
Pour ces 3 concerts, libre participation