Patrick s'en est allé rejoindre l'autre rive
Terrassé par une crise cardiaque, Patrick Balesta, maire d'Autevielle-Saint-Martin, près de Sauveterre-de-Béarn, est décédé ce mercredi 18 mai. Il avait 64 ans.
Ardent défenseur du gave, il avait une passion débordante pour la pêche du saumon. Ceint de l'écharpe tricolore il était en première ligne, le 5 mai dernier, à la manifestation d'Urt contre la pêche aux filet dérivants.
Avec son franc bagou, son fort caractère, mais aussi son vif humour et sa grande générosité, Patrick était une figure de la vallée du gave. A la confluence du saison et du gave d'Oloron, il tenait avec sa compagne Josiane, l'auberge Saint-Martin qui est le passage obligé des pêcheurs de saumons.
Hébergeur et restaurateur, Patrick Balesta entretenait des relations privilégiées avec ses clients devenus des amis, qui venaient d'Espagne, des Hautes Pyrénées, des Charentes, de Paris, de Toulouse... Les gens du coin également avaient toujours un grand plaisir de se retrouver au bar de l'auberge pour parler de la défense du saumon, de la préservation de la nature, pour faire le point sur les actions en cours, ou tout simplement pour d'amicales discussions. Patrick Balesta qui avait une parfaite connaissance du gave et de ses coins de pêche était toujours de bon conseil et on aimait l'écouter raconter anecdotes et souvenirs.
C'était aussi un génial cuisinier qui excellait dans l'art d'accommoder les produits du terroir. Il y a bien longtemps qu'il pratiquait les circuits courts et qu'il cuisinait les produits de saison avec amour dans un esprit de partage et de convivialité. Nous avons le souvenir de le voir, le jour de l'ouverture de la pêche, traverser la route avec Josiane sa compagne, pour amener à la cabane du "team Saint Martin", au bord du gave, un irrésistible civet de sanglier soigneusement mitonné pour régaler les fidèles amis.
Le Béarn des gaves vient de perdre l'un de ses plus dévoués et compétents défenseurs. Patrick Balesta était l'âme, le chantre, l'amoureux de cette vallée du saumon qui se bat pour sa survie. La meilleure façon de le remercier et de lui rendre hommage est de continuer de plus belle le combat qui est engagé. Un combat désormais structuré et énergique, mené contre la scandaleuse pêche aux filets dérivants pratiquée par une petite poignée qui bénéficie de privilèges d'une autre époque, dans le bassin de l'Adour maritime et fluvial.
Jean Sarsiat
Les obsèques de Patrick Balesta ont été célébrées le samedi 21 mai, à 10 heures, à la salle communale d'Autevielle-Saint-Martin.
Un homme de coeur plein d'humour et d'humanité
Un élu local dévoué et clairvoyant
Un très actif défenseur de l'environnement
Lire également dans le journal Sud-Ouest : cliquer ICI
-o-o-o-
C'était Patrick Balesta :
Joie de vivre, plaisir de partager, respect de la nature
Patrick Balesta en conversation avec Jacques Gjini et Patrick Laurent, l'ancien etr le nouveau président de l'AAPPMA du gave d'Oloron
Jour d'ouverture, à la cabane du team Saint Martin, (les amis de Patrick) au bord de l'eau, à deux pas de l'auberge Saint Martin
Le 5 mai dernier à Urt
Une grosse manif se prépare !
Le Tribunal administratif, saisi par 16 associations, ordonnait le 22 avril dernier la suspension des arrêtés des préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes qui autorisaient dans l'Adour fluvial (du pont d'Urt aux gaves réunis) la pêche professionnelle et amateur aux filets des poissons migrateurs : saumons, aloses et lamproies. Une suspension dans l'attente que soit statué sur la légalité de ces arrêtés ou bien qu'ils soient repris après une procédure régulière.
Malgré ce jugement la pêche aux filets continue comme si de rien n'était. Le collectif des 16 associations dont DMA (Défense des Milieux Aquatiques), AAPPMA, Salmo Tierra et SEPANSO, "constatant que la ligne rouge a été franchie par ceux-là même qui ont la responsabilité de faire respecter les lois, règlements et décisions de justice" ont décidé d'improviser un petit rassemblement pour manifester leur colère. C'est ainsi que le jeudi 5 mai, après quelques coups de fils et envois de mails, une soixantaine de personnes se sont retrouvées, , certaines brandissant des pancartes, sur le bord de l'Adour, près du pont d'Urt, face à la Galupe.
Il était 14 heures lorsque le groupe s'est avancé sur le terre plein surplombant le fleuve. Huit bateaux de pêcheurs aux filets sont arrivés face à eux en déployant des banderoles et en faisant éclater quelques fumigènes au fil de l'eau.
Un dialogue viril s'en est suivi avec des haussements de voix...
Les représentants des associations de protection de la nature firent valoir qu'ils demandaient tout simplement que la loi soit respectée. Les pêcheurs fluviaux (ils sont une vingtaine à détenir l'autorisation) affirmèrent haut et fort la volonté de continuer leur pratique de pêche aux filets. Contrairement aux 17 marins pêcheurs qui sévissent en zone maritime (en aval du pont d'Urt), notamment au port du Bayonne, il refusent de négocier un arrêt définitif avec en contre partie le rachat de leurs droits. Et même, cerise sur le gâteau, des possibilités d'offres d'emplois dans le gardiennage pour les plus jeunes. Ce blocage interpelle. L'attitude des services de l'Etat interroge. Y aurait-il anguille sous roche ?
Par ailleurs, le tour de table pour l'indemnisation des maritimes bute sur le refus du président du Conseil départemental, alors que de nombreux conseillers départementaux, de la majorité et de l'opposition, interrogés sur ce dossier, déclarent tous être favorable compte tenu des retombées économiques que ça représenterait, à travers le tourisme, pour les vallées des gaves... La situation est préoccupante d'autant plus que le Conseil Régional a, depuis longtemps, annoncé son accord de participation mais qui est conditionné à un engagement du département des PA !
En mai 2019 une manifestation d'envergure qui avait réuni dans les 500 personnes s'était tenue au port de Bayonne. Un autre rendez-vous de ce type, avec une bonne préparation et une large communication en amont, est en train de se préciser en coulisse. Elle aura lieu à Bayonne, à Pau, ou à... ? Cette fois, des associations de commerçants et de nombreuses municipalités, conscientes de l'enjeu, semblent vouloir s'impliquer encore davantage.
Il est regrettable que dans ce pays, pour faire triompher le bon sens et l'intérêt général, il faille défiler en brandissant des pancartes et en déployant des banderoles ! Putain que c'est triste d'en arriver là.
Jean Sarsiat
Salies-de-Béarn
Patrick Landarrabilco, ancien directeur de l'école de musique d'Orthez, lance "l'Harmonie de poche", un petit groupe de 9 musiciens professionnels, avec l'objectif d'animer les kiosques à musique.
Le premier concert a eu lieu à Salies-de-Béarn le dimanche 1er mai. Les spectateurs ont été ravis de renouer avec cette ambiance champêtre de musique populaire autour du kiosque du jardin public qui a retrouvé sa tradition de culture populaire, de rassemblement familial et de brassage social.
Patrick Landarrabilco a mis à profit la période du confinement pour travailler son projet et débuter les premiers arrangements de partitions.
Les kiosques à musique ont fleuri dans la fin des années 1800 et début 1900. Comme celui de Salies-de-Béarn construit en 1894. De forme octogonale, posé sur un soubassement en pierre, il a fière allure avec ses huit colonnes en fonte, son toit en zinc surmonté d'une coupole, son parapet en fer forgé, son plafond en lambris de bois...
On se réjouit du projet que Patrick Landarrabilco est en train de peaufiner pour redonner vie à ce joli patrimoine un peu trop oublié.
-o-o-o-
Dans le cadre de ses activités, l'association Salmo Tierra/Salva Tierra anime des conférences de sensibilisation et d'information sur la défense de nos rivières et de ses poissons migrateurs.
A l'invitation de l'IFOCAP-Adour, le prochain rendez-vous aura lieu le jeudi 5 mai, à 14 heures, dans la salle de conférence de la Station, à Sauveterre-de-Béarn. Jacques Louvigné viendra parler du saumon, ce magnifique poisson migrateur qui parcourt 5000 km dans les mers pour venir se reproduire dans nos gaves.
L'histoire du saumon, richesse de nos gaves mais qui est une espèce en danger, la défense de la biodiversité dans les rivières pyrénéennes, seront au coeur de cette conférence/débat que présentera et animera Jacques Louvigné en sa qualité de membre du conseil d'administration de Salmo Tierra, chargé de la communication sur le dossier de l'eau. Son intervention illustrée de documents sera suivie d'un débat avec le public.
-o-o-o-
Cette conférence traitera du cycle de vie du saumon, sa répartition géographique, les menaces sur l'espèce, l'histoire du saumon dans les Pyrénées-Atlantiques, la pêche sportive et la pêche estuarienne au filet.
Le débat portera sur la défense et la restauration de la biodiversité des Gaves et les perspectives.
-o-o-o-
LES CONFERENCES du C.H.Ar
-o-o-o-
" Il y aura un scoop ! "
Un scoop lors de cette conférence?... "Oui sûrement..." déclare le Cercle Historique de l'Arribère (CHAr) dans sa présentation de la prochaine conférence qui se tiendra le vendredi 6 mai.
"Thierry Issartel nous décrira comment les Vicomtes d’Oloron ont laissé une trace très ténue dans l’Histoire… Pierre de Marca a minimisé cette vicomté, ce qui est faux… Tout comme Jean de Jaurgain qui en fait la plus ancienne famille seigneuriale du bassin de l’Adour… Ils étaient bien les viguiers de l’Arribère…
La construction du château de Navarrenx vers 1080, du pont… puis de la bastide en 1316, a constitué la continuité de développement d’un centre de pouvoir auquel les vicomtes étaient historiquement attachés…"
Voilà qui met du piment à cette prochaine conférence. Compte tenu de l'intérêt du sujet c'est dans la grande salle du théâtre, au 1er étage de la mairie, qu'elle aura lieu. Entrée gratuite.
Ce week-end pascal (samedi dimanche et lundi), une sélection de 65 artisans présentent des pièces uniques issues de leur art créatif. Nombreux ont amené leurs outils et travaillent devant le public.
C'est une belle organisation de l'association EABN (Evènement Animation Bastide Navarrenx) que préside Bernard Saint-Maxent.
Entrée gratuite.
On peut également boire et manger...
-o-o-o-
Les Comtoises de Julien
Les horloges signées Julien Labatut , de Saint-Boes (route de Saint-Girons) Ce réputé et inventif artisan a spécialement créé pour ce week-end artisanal de Navarrenx une originale comtoise à armature métallique (style "tour Eiffel") avec le mécanisme horloger apparent. Joli succès. Ce fut, samedi, l'un des stands les plus visités.
Calypso s'est exercée à manier le marteau sur l'enclume, à l'invitation du maître forgeron. Un moment récréatif et instructif.
Léa, venue de Dognen, et son magnifique perroquet prénommé Chloé, ne sont pas passés inaperçus. Un petit air exotique dans les allées d'un coloré et éclatant salon artisanal.
-o-o-o-
MOUSQUETAIRES : Joseph Miqueu dédicace Porthos (d'Audaux)
Au stand du Cercle Historique de l'Arribère (C.H.Ar), Joseph Miqueu a remisé son épée de mousquetaire pour enfourcher la plume et dédicacer son tout dernier ouvrage édité par le CHAr
-o-o-o-
Miam miam : Le coin où on se régale
-o-o-o-
LACAZE AUX SOTTISES
La Cie Dérézo 29 (de Brest) en sortie de résidence, accueillie par Lacaze aux Sottises, présente un spectacle hybride, sur le thème "ce que les oiseaux voient ; une autre ville apparaît...". Le public est assis sous des armatures en bois qui représentent les arbres.
Ca vole haut. Il faut s'accrocher aux branches !
-o-o-o-
Le Cercle Chromatique de la photo
A l'étage de l'arsenal, l'expo photo, "Vues de l'esprit", du Cercle Chromatique
Invité par Maïté Capdouze, présidente du Cercle Historique de l'Arribère (CHAr), le général François Lecointre a donné, avec éloquence et clarté, une conférence en présence d'une nombreuse assistance qui avait rempli la salle du Théâtre de la mairie de Navarrenx. Il était venu en voisin et ami. Il est, en effet, retiré à Sauveterre-de-Béarn, sa mère est domicilée à Navarrenx, et les anciens se souviennent que sa grand-mère maternelle, Mme de Roffignac, a été la fondatrice et l'animatrice de la bibliothèque de la cité des remparts.
Le général 5 étoiles a parlé de la "singularité militaire française". Un sujet qu'il connait bien, lui qui a occupé durant 4 ans le poste de chef d'Etat Major des Armées (terre, air, mer), la responsabilité la plus élevée dans la hiérarchie militaire. Il fut aussi un soldat de terrain. Jeune capitaine, le 27 mai 1995 à Sarajevo, il prit l'initiative de partir à l'assaut, avec ses hommes, baïonnette au canon, pour reprendre après un corps à corps sanglant, une position stratégique détenue par les Serbes.
Parmi les nombreux sujets abordés lors de sa conférence, le général François Lecointre exposa "la nécessité de bâtir une industrie et une défense militaires à l'échelon de l'Europe pour porter une voix différente de celle de l'OTAN, sans l'agressivité des Etats-Unis". Et de préciser : "Dans cette démarche la France à un rôle à jouer une vision à porter". Il faut sortir de l'affrontement de 2 blocs, l'Europe doit être une des puissances dans un monde multipolaire. Le général loua le travail entrepris par Emmanuel Macron "qui s'est démené comme un beau diable".
Actuellement la France a une armée de corps expéditionnaire mais qui est dans l'incapacité de défendre son pays. D'où l'intérêt de constituer une défense de la France et de l'Europe à la hauteur des menaces et des enjeux de demain, tout en restant maître de son destin.
Dans le débat avec l'assistance, le général Lecointre se déclara très favorable au service national universel, à condition "qu'il soit obligatoire". Avec des sanctions pour ceux qui tenteraient de s'y soustraire !
Il souhaita également que les portes des écoles s'ouvrent pour que des militaires de retour de mission puissent aller témoigner de leur engagement pour la France.
Voilà un bref aperçu de quelques sujets abordés. Il y en eut beaucoup d'autres. Les prises de paroles furent nombreuses. Le général a su captiver son auditoire. On n'a pas vu le temps passer. Certains comme Bernard Desbonnet et Joseph Miqueu (deux anciens présidents du CHAr) avaient encore des questions à poser. Mais ils abandonnèrent car il se faisait tard. La présidente Maïté Capdouze prit le micro pour dire toute la satisfaction du CHAr d'avoir réuni et intéressé autant de monde, et pour remercier François Lecointre de ses brillants exposés.
J.S.
-o-o-o-
Les prochaines conférences du CHAr
-o-o-o-
-o-o-o-
La saga des Porthos sous la plume de Joseph Miqueu
A l'occasion des 3 jours du week-end artisanal de Pâques, dans la cité de Navarrenx (ces 16, 17 et 18 avril), le CHAr présentera, sur son stand, dans l'enceinte de la cour de l'arsenal, son dernier livre qui vient de sortir.
Il s'agit de "La saga des Portau, alias Porthos" , de Joseph Miqueu qui signe son quatrième ouvrage sur les légendaires mousquetaires originaires du Béarn.
Qui ne connaît Porthos (de son vrai nom Isaac de Portau) le truculent mousquetaire immortalisé par le roman d'Alexandre Dumas et les nombreux films de cape et d'épée qui ont suivi.
En fouillant dans la poussière de l'histoire, Joseph Miqueu a trouvé les traces de son père, Isaac de Portau. En effet, le père et le fils avaient le même prénom . Ils sont issus d'une ancienne famille noble, originaire du village d'Audaux, près de Navarrenx. On découvrira dans le livre que ce père a eu d'importantes fonctions auprès des Etats de Béarn.
Ce week-end pascal, Joseph Miqueu sera présent au stand du CHAr pour présenter et dédicacer son ouvrage vendu au prix de 14€.
« Il était modeste et consciencieux, foncièrement bon et pacifiant », l’abbé Jean Casanave trouva les mots pour décrire son frère aîné Jacques dont les obsèques ont eu lieu, en l’église de Navarrenx, le lundi saint.
L’abbé Jacques Casanave a quitté ce monde après une vie sacerdotale exemplaire menée sans bruit mais avec une forte présence réconfortante.
Après le séminaire il avait fréquenté l’université pontificale grégorienne de Rome où tous les cours sont en latin, et qui est une pépinière de futurs évêques. Riche de cette solide formation, il voua sa vie avec humilité, au service de ses paroissiens entouré d’équipes sacerdotales qu’il sut animer et faire rayonner dans la région toulousaine. Il avait, en effet, choisi de s'engager, en première ligne, au plus près de la population
Il débuta sa mission à Pau et Oloron avant de prendre la responsabilité, en Haute Garonne, des importantes paroisses de Toulouse, puis de Blagnac et enfin de Colomiers. La retraite venue il eût le bonheur de vivre quelques années, avec son frère Jean, sur la terre qui les a vus naître, dans leur maison familiale de Jasses.
L’abbé Jean Casanave célébra la cérémonie religieuse des obsèques entouré d’une trentaine de prêtres et en présence d’une très nombreuse assistance qui avait rempli l’église Saint Germain de Navarrenx. Il y avait beaucoup d’amis venus de tout le Béarn mais aussi de la Haute Garonne pour rendre un dernier hommage au « père Jacques ». Ce fut un office d’une grande simplicité mais qui dégagea beaucoup d’émotion et de ferveur. C' était à l’image du défunt dans un élan qui alla droit au cœur de tous les fidèles qui étaient présents.
Dès que le cercueil fut installé dans l’église, Jean Casanave invita à le recouvrir de souvenirs forts en symboles pour honorer la mémoire de son frère Jacques : l’aube, rappel de son baptême , déposée par les anciens compagnons de séminaire ; l’étole, signe de son sacerdoce, déposée par son successeur à la paroisse de Toulouse dont l’église avait été détruite par l’explosion d’AZF ; la croix qui appartenait au disparu, qui était un rappel de sa vie donnée et de sa souffrance suite à ses AVC successifs, déposée par Suzanne au nom des voisins de Jasses ; les trois premières roses du jardin, déposées par Anne une amie qui l’a accompagné dans sa fin de vie.
Après un vibrant « Boune may dou boun Diu » accompagné de l’orgue que fit retentir Maurice Sarrat, l’inhumation eût lieu dans le caveau familial du petit cimetière de Jasses. Il y avait un beau soleil printanier. Le ciel était bleu. Signes de douceur et d'espérance.
J.S.